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L’interopérabilité face à l’Open Source ?

mercredi 16 février 2005, par Collecte CND R.L

C’est du moins l’argument que met notamment en avant Microsoft. Mais quelle est la réalité des choses ?

Dans un communiqué publié vendredi dernier, Bill Gates érige l’interopérabilité entre applications dans les rangs des principaux enjeux du secteur informatique aujourd’hui. Il s’agit selon lui d’un axe stratégique majeur dans la perspective d’améliorer la valeur métier des technologies.

Et pour le fondateur de Microsoft, la politique menée par son groupe dans ce domaine fait partie des grandes différences d’approche qu’il affiche avec le monde Open Source.

"L’Open Source renvoie à une méthode de licence et de développement de logiciels, dont l’objectif premier n’est pas forcément l’interopérabilité", affirme notamment Bill Gates (dixit News.com).

"De plus, cette approche encourage l’apparition de nombreuses déclinaisons du même type d’application, ce qui peut rendre infiniment complexe l’implémentation et le test de briques associées."

A la différence des applications libres et Open Source, les offres propriétaires présenteraient comme principal avantage de fournir des garanties d’intégration, à la fois en termes applicatifs et de flux de données.

Les accords technologiques conclus entre acteurs du monde propriétaire garantissent il est vrai une intégration fine des logiciels, du moins à un instant T la plus part du temps.

"Dans la mesure où les éditeurs n’ont pas les mêmes objectifs métier, leurs offres évoluent différemment, ce qui impose un recettage des interfaces à chaque montée de version de l’une ou l’autre partie", explique Vincent Albouy, directeur technique d’Uperto, pôle de la SSII Devoteam spécialisé dans les problématiques Open Source. "Ce travail peut se révéler un véritable casse tête dans le cas de grosse application."

Une intégration facilité par la présence de standards

Face à cette difficulté, les outils Open Source afficheraient comme principal point fort un respect "naturel" des standards, qu’ils soient recommandés par des consortiums (W3C, etc.) ou des éditeurs - comme c’est le cas de Sun avec l’infrastructure de services d’exécution J2EE (Java 2 Enterprise Edition).

Une caractéristique qui contribuerait à assurer de manière plus efficace la portabilité des applications tout en facilitant leur intégration.

SMTP, IMAP, XML, etc. Les langages et protocoles mis en oeuvre par les solutions Open Source permettent effectivement un certain niveau d’interopérabilité.

"Malgré tout, on constate une palette fonctionnelle plutôt réduite en matière d’invocations et d’échange", reconnaît Vincent Albouy. Ainsi, des développements additionnels pourront également se révéler nécessaires dans le cas de l’association de deux éléments Open Source.


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