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Les outils de la veille pédagogique

Jean-Paul Pinte

lundi 19 juin 2006, par anass


Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont perçues en ce début de siècle comme un défi dans la mesure où elles sont vouées à mettre en crise et à désarticuler le système éducatif. Elles constituent aussi un véritable pari, puisqu’elles peuvent contribuer à modifier l’approche de fond des acteurs éducatifs en ce qui concerne l’autonomie des apprenants. Alors qu’elles ont acquis une position prééminente dans la société, les TIC tardent cependant à trouver leur place réelle dans le système éducatif et, alors que les jeunes sont en pleine immersion dans ce que l’on pourrait appeler les multimédias, les instances éducatives tendent encore à préserver le seul mode de l’écriture/lecture. Les dernières avancées en termes de mise en place de plates-formes de ressources en ligne et de formation à distance orientent inévitablement nos systèmes éducatifs vers les autos apprentissages.

Deux problèmes se heurtent aujourd’hui au développement des TIC :

- la production actuelle des ressources n’est pas conduite par des critères didactiques et pédagogiques, mais par des critères liés aux intérêts techniques et au profit précise P. Moeglin3 en observant que les produits pédagogiques ne sont pas conçus dans une perspective pédagogique et qu’ils exigent en fait de l’apprenant que lui-même crée une convergence dans un produit qui n’en a pas (références souvent à des modèles pédagogiques sous-jacents contradictoires, taylorisme et cognitivisme), bref que l’apprenant soit autonome à priori.

le second problème, constaté surtout en Europe est lié à l’attitude des enseignants envers les TIC. Les enseignants ont des difficultés à comprendre le caractère structurel des changements qu’on leur demande de gérer et d’accompagner. Le problème auquel les systèmes éducatifs doivent se mesurer est celui de la vitesse des changements extramuros, qui semble incompatible avec la durée nécessaire que demande un changement culturel et professionnel significatif.

Il faut aussi souligner le décalage qui existe entre les savoirs académiques transmis par les enseignants et ce que les étudiants en perçoivent aujourd’hui avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication et d’en définir les éléments favorisant une interaction entre l’enseignant et l’étudiant. Pour cette approche, il est nécessaire de prendre en compte les conceptions de l’étudiant et convenir que celui-ci réfléchisse sur celles de l’enseignant, d’où un processus d’apprentissage conçu comme un dialogue entre ces deux parties.

Source :l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Auteur :Jean-Paul Pinte

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