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Le Consortium international pour la préservation de l’Internet

Bnf

mercredi 20 septembre 2006, par anass


Onze bibliothèques nationales ont créé, en 2003, le Consortium International pour la Préservation d’Internet (IIPC). Piloté et coordonné par la Bibliothèque nationale de France, le Consortium comprend également la Bibliothèque du Congrès, la British Library et les bibliothèques nationales d’Australie, du Canada, du Danemark, de la Finlande, d’Islande, d’Italie, de Norvège, de Suède, à qui s’est jointe la fondation américaine Internet Archive.

Le Consortium s’est donné divers objectifs essentiels. Il s’agit :

- d’approfondir une collaboration technique centrée sur l’identification, l’élaboration et la mise en œuvre d’instruments et de procédés propres à identifier, collecter, préserver et rendre accessibles les contenus de la Toile ;

- d’établir progressivement un inventaire des collections des contenus de l’Internet, dans le respect des législations de chaque nation et en fidélité aux politiques de sélection propres à chacune ; de plaider partout en faveur d’initiatives et de décisions gouvernementales qui favorisent cette ambition ;

- d’apporter un appui aux pays qui souhaiteront s’engager après nous dans cette voie. Pour atteindre ces objectifs, le Consortium :

- offrira un lieu de confrontation des connaissances techniques et intellectuelles

- recommandera des mesures et des standards et en élaborera au besoin de nouveaux ;

- mettra au point des outils compatibles entre eux et toutes les techniques nécessaires avec un échange permanent d’informations entre ses membres par des conférences, ateliers de travail, sessions de formation, publications de toutes sortes ;

sensibilisera les opinions publiques, dans chaque pays, sur ce thème.

Premier bilan du Consortium après 3 années d’existence Alors qu’il entre dans sa troisième année d’existence, le Consortium a dressé un premier bilan de son activité lors de la réunion de son comité de pilotage à Washington en octobre 2005. Ce bilan est globalement très positif si l’on confronte les objectifs initiaux aux réalisations d’ores et déjà acquises :

le Consortium a d’abord conçu une architecture globale pour l’archivage de la Toile qui définit et articule entre elles les fonctions de versement, de stockage, d’indexation, de recherche, d’accès et de gestion. Cette architecture repose sur le développement, en mode logiciel libre par les membres du Consortium, d’un ensemble d’outils de haute qualité et simples à utiliser. Les outils réalisés en deux ans sont les suivants :

- le robot de collecte à grande échelle Heritrix ;

- un outil d’extraction et de transformation en XML des bases de données pour l’archivage des passerelles documentaires du web profond ;

- des outils d’indexation, de recherche et d’accès.

en savoir plus sur ces outils disponibles sur le site du Consortium

L’action du consortium a également porté sur les questions de standardisation et de normalisation. Les travaux en cours concernent des APIs (Application Performing Interfaces : modules qui facilitent l’interopérabilité entre modules fonctionnels), des métadonnées de gestion et de préservation ainsi que le format de gestion des archives Internet : WARC. Les travaux du consortium ont enfin permis d’amorcer une réflexion collective sur les enjeux documentaires, organisationnels, et l’évolution des métiers qu’implique ce chantier.

En 2006, les membres du consortium envisagent l’élargissement de leur groupe de travail à d’autres institutions.

Source : Bnf.2006. Auteur :Bnf


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