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Fracture numérique de genre en Afrique francophone une inquiétante réalité

Enda

mercredi 8 novembre 2006, par anass


La recherche sur la fracture numérique de genre en Afrique francophone, réalisée par le Réseau genre et TIC, établit que, dans les six pays étudiés (Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Mali, Mauritanie et Sénégal) les femmes ont globalement un tiers de chances en moins que les hommes de bénéficier des avantages de la société africaine de l’information et que les liens politiques entre les questions de genre et de TIC y sont largement méconnues. Les preuves quantitatives et qualitatives qu’elle présente, justifiant les alertes lancées par les spécialistes des questions de genre dans la société de l’information, appellent, de la part des décideurs politiques publics et civils, à la mise en oeuvre d’actions pour une société plus juste et inclusive en termes de genre.

A l’heure où les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont investies de la mission de lutter contre la pauvreté, il est nécessaire de mener des actions politiques courageuses pour que le secteur des TIC bénéficie équitablement aux femmes et aux hommes, condition nécessaire du développement humain durable. L’élaboration de ces politiques devrait être précédée de la mise au point d’outils de suivi et de contrôle. Cette recherche constitue un premier pas dans ce sens. L’indicateur synthétique de la fracture numérique de genre construit dans le cadre de cette recherche, est basé sur quatre composantes (contrôle, contenus, capacités, connectivité) regroupant 18 indices. Il permet de mesurer les disparités de genre (la fracture numérique de genre interne) dans l’accès, l’usage et la maîtrise de trois technologies de l’information et de la communication stratégiques pour la promotion de l’égalité de genre : l’ordinateur, Internet, et le téléphone portable. Le bilan est pénible : les résultats de la recherche établissent que la fracture numérique de genre est une inquiétante réalité dans chacun de ces domaines, et plus particulièrement en termes de contrôle, de contenus et de capacités. Seules les populations jeunes et scolarisées en cycle secondaire semblent échapper aux disparités de genre, tout en ne préparent aux femmes de demain qu’une place secondaire de consommatrices et de "petites mains" de la société africaine de l’information.

Source :Famafrique.2005. Auteur :Enda


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