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ETUDE SUR LA PLACE DU FRANCAIS DANS L’INTERNET

INTIF

mardi 30 janvier 2007, par anass


Résumé

Cette étude comporte deux volets , un générique sur l’ensemble des langues latines (et de l’allemand) et un spécifique au français. Le premier volet vise à mesurer la présence absolue du français (et des autres langues latines, ainsi que de l’allemand) sur la toile et le second porte sur une approximation à la production des pages web en français entre les différents pays de la francophonie (ainsi que dans d’autres pays). Dans les deux volets des indicateurs sur la société de l’information susceptibles de guider les politiques linguistiques seront proposés. La méthodologie, qui n’est pas explicitée dans ce document mais dont les références sont présentées dans le chapitre suivant, repose sur l’utilisation des moteurs de recherche.

Le premier volet révèle un apparent redressement de l’anglais par rapport au français et a l’ensemble des langues latines. Cette situation qui contredit toutes les tendances observées depuis le début de nos mesures semble incohérente avec les données convergentes sur l’amplification de la réduction de la population d’internautes anglophones. L’explication avancée est liée à l’utilisation des moteurs de recherche et sur le constat que l’espace d’indexation de ces moteurs ce réduit notablement par rapport à l’espace total de la Toile, ce qui favorise les pages en anglais. Le problème n’est cependant pas seulement de nature méthodologique étant donné l’importance capitale des moteurs : comment peut-on parler de pages existantes sur la Toile si elle ne sont pas atteignables par les moteurs de recherche ? Ce phénomène nouveau mérite d’être pris en compte dans les politiques de soutien linguistique dans le monde virtuel et de les orienter vers le soutien à la notoriété des pages francophones et pas seulement vers leur production.

Le deuxième volet permet d’établir la production de pages web en français pour chacun des pays francophones et apporte une indication sur la productivité de chacun de ces pays. Cet état des lieux devrait permettre de mesurer les effets et d’orienter les politiques conduites par l’Agence de la Francophonie pour stimuler la production de pages web en français, et de contribuer aux réflexions à partir de données objectives. Les résultats montrent une faiblesse de la productivité en France et traduisent de façon pathétique les effets de la fracture numérique dans la présence trop marginale des pages francohones dans les pays du Sud (où le Maroc apparaît comme le pays le plus en avant). Dans ce contexte, il y a lieu d’être encore plus inquiet pour les langues partenaires de la francophonie (pour lesquelles la méthode ne permet pas pour le moment d’établir des mesures).

Source :Organisation internationale de la Francophonie.2002.Auteur :INTIF

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