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L’investissement en TIC aux Etats-Unis et dans quelques pays européens

Gilbert Cette, Pierre-Alexandre Noual

vendredi 9 février 2007, par anass


RESUME

L’objet de la présente étude est d’apporter une contribution au débat concernant le « retard d’investissement » en TIC (technologies de l’information et de la communication) des pays européens vis-à-vis des Etats-Unis, par l’estimation économétrique de comportements d’investissement sur le dernier quart de siècle. Les pays étudiés sont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Cette investigation empirique est menée sur données annuelles au niveau macro-économique. Cependant, la modélisation très simplifiée du comportement d’investissement en TIC dans les différents pays est fortement contrainte par de multiples problèmes de spécification liés principalement aux incertitudes statistiques.

Les données mobilisées confirment tout d’abord l’avance des Etats-Unis par rapport aux pays européens et le retard de la France par rapport aux Etats-Unis, mais aussi, à une moindre échelle, aux autres pays européens, en ce qui concerne la diffusion des TIC. Les résultats obtenus grâce à la modélisation du comportement d’investissement suggèrent une suraccumulation en TIC aux Etats-Unis à la fin des années 1990, mais aussi une sousaccumulation en France et en Allemagne, l’ampleur de ces trois désajustements dépendant fortement de la spécification retenue. Pour les deux autres pays européens, le diagnostic est plus incertain.

Les résultats indiquent aussi que l’élasticité-prix des dépenses d’investissement en TIC ne diffèrerait pas aux Etats-Unis et en Europe. L’écart de diffusion des TIC entre les deux groupes de pays ne pourrait donc s’expliquer par une différence de cette élasticité-prix. Pour autant, compte tenu de cette forte élasticité-prix et des positions respectivement importatrice des pays européens et exportatrice des Etats-Unis en ce qui concerne les micro-processeurs, c’est-à-dire la composante des TIC dont les performances (et les prix) augmentent (baissent) le plus rapidement, l’appréciation du dollar par rapport aux monnaies européennes du début de la décennie 1990 jusqu’à la fin 2001 a pu, sans expliquer totalement l’avance américaine, contribuer à freiner en Europe les effets de substitution entre facteurs favorables à la diffusion des TIC. Les résultats obtenus indiquent en effet que le taux de change peut contribuer à expliquer en partie la diffusion des TIC plus avancée aux Etats-Unis.

Source : CEPII.Auteurs :Gilbert Cette, Pierre-Alexandre Noual


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