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L’Italie avance fièrement ses pions sur l’échiquier technologique

Fabrice DEBLOCK

lundi 12 décembre 2005, par anass


L’Italie avance fièrement ses pions sur l’échiquier technologique

Galileo, carte d’identité électronique, administration en ligne... les motifs de satisfaction et de fierté ne manquent pas sur la péninsule. Gros plan.

L’obtention par l’Italie de l’implantation sur son territoire de centres de contrôle de satellites et d’évaluation des performances, dédiés au projet de GPS européen Galileo, confirme s’il en était besoin que la péninsule est bien un pays avec lequel il faut compter dans le domaines des nouvelles technologies.

L’attribution de ces centres s’est d’ailleurs faite après une farouche dispute entre l’Allemagne et l’Italie qui voulaient - chacune de leur côté - que ces implantations se fassent dans leur pays.

L’Italie, parfois désignée comme mauvaise élève parmi les pays les plus riches en Europe dans certains domaines (équipement en PC, dépots de brevets, piratage logiciel...), défend cependant fièrement ses intérêts et rivalise sans complexe avec ses voisins

C’est le cas notamment dans le domaine de la carte d’identité électronique où pas moins d’un million de cartes ont déjà été délivrées dans le pays depuis le lancement du projet en 2004.

C’est le cas aussi de l’administration en ligne, où le taux de sophistication des services d’administration en ligne atteint les 72% (39% en 2001 !), selon l’étude réalisée par Capgemini pour la Communauté européenne en mars 2005. Ce taux étudie les informations en ligne mais aussi les services interactifs mis à disposition des administrés. Sur ce critère, l’Italie se classe au douxième rang, sur les 25 que compte l’Europe. En termes de disponibilité des services, elle arrive en 9e position (53%), juste devant la France (50%).

Autre sujet de fierté, la création dès 2004 de districts technologiques dans le pays, soit un an avant les pôles de compétitivité lancés en France par Dominique de Villepin. Le système italien repose sur six zones clairement définies et fait office de modèle pour les pays ayant besoin d’ajustements en termes d’innovation et de recherche & développement.

Du côté des acteurs IT, de grands noms sont à l’oeuvre, au premier rang desquels Telecom Italia, dont la marque française Alice est bien connue dans l’Hexagone. L’opérateur télécoms a réalisé sur les neuf premiers mois de l’année un bénéfice net de 2,6 milliards d’euros, dépassant les attentes du marché, en hausse de 56,5%. 506 millions d’euros de plus-values de cessions et la fusion avec sa filiale de téléphonie mobile (TIM) expliquent notamment ces chiffres.

Le volume d’affaires est quant à lui en hausse de 5,5%, à 14,6 milliards d’euros. Rappelons par ailleurs que Telecom Italia a racheté en mai dernier Tiscali France pour 249 millions d’euros, ce qui positionne la société dans les cinq premiers FAI en France.

De plus modestes acteurs, comme le groupe Itway se distinguent également. Le distributeur de solutions d’e-business et de sécurité a ainsi racheté en avril dernier 100% de l’activité distribution de Softway, fournisseur français sur le marché des réseaux, des télécommunications, de la sécurité et de la mobilité. L’acquisition de Softway s’inscrit dans le cadre d’une politique d’expansion européenne pour Itway, commencée dès 2003 et concrétisée dès l’année suivante par l’acquisition d’ADD en Espagne.

Le marché italien demeure, à l’inverse, un marché cible pour les entreprises étrangères. La majeure partie des grands éditeurs ou des SSII mondiales y possèdent des bureaux. Ceux dont ce n’est pas encore le cas, s’attachent à combler cette lacune. C’est le cas de Quest Software, fournisseur de solutions pour l’administration des applications, des bases de données et des environnements Windows, qui y a ouvert une filiale en mai dernier.

En septembre 2005, le Groupe Adonix a de son côté pris le contrôle du spécialiste italien des solutions de gestion intégrées d’entreprise, Gruppo Formula, qui réalisait alors 55 millions d’euros de chiffre d’affaires (2004) et employait plus de 600 employés.

Source :JDN Solutions.Le12/12/2005.Par Fabrice DEBLOCK


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