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Télécommunications : C’est parti pour le service universel

A. D.

vendredi 6 janvier 2006, par anass


· 450 millions de DH prévus par le budget 2006

· 2% du CA des opérateurs versés au fonds de financement

Les télécommunications franchissent une nouvelle étape avec l’entrée en vigueur du service universel. Le Comité de gestion du service universel (CGSUT) vient d’approuver, lors de la réunion du mardi 3 janvier, quatre projets relatifs au service universel des télécommunications. Il s’agit d’élargir la portée des services des télécommunications à certaines zones rurales ou enclavées non couvertes jusqu’à présent par les opérateurs. Ainsi, 268 localités rurales et 42 souks hebdomadaires vont être dotés des moyens techniques nécessaires pour l’utilisation du téléphone mobile cellulaire. 159 autres localités rurales seront équipées en infrastructures pour l’accès à Internet. Une enveloppe de 272 millions de DH sera allouée à la réalisation de ces programmes. Ce sont les deux opérateurs de téléphonie, Maroc Telecom et Méditel, qui ont proposés ces projets auprès du comité qui vient de statuer. Les zones concernées incluent une partie des localités prévues par l’Initiative nationale de développement humain. Pour rappel, un des principaux objectifs de cette initiative est de permettre, entre autres, l’accès des populations défavorisées aux divers services dont bénéficient les populations urbaines. Par ce biais, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) entend développer aussi bien l’accès au mobile qu’à Internet.

Actuellement, 95% de la population est couverte pour le téléphone mobile cellulaire. Internet reste encore très peu utilisé. Le programme de généralisation de la toile dans les écoles doit incessamment être lancé. Il sera également financé par le fonds du service universel affecté au développement des télécommunications dans des zones préalablement définies par les législateurs (voir encadré). « Le lancement du service universel, prévu par la loi 55-01, était handicapé par l’inexistence du fonds universel que la loi de Finances 2006 vient d’instituer », déclare à L’Economiste Mohamed Benchaâboun, directeur général de l’ANRT. Doté de 450 millions de DH pour cette année, ce fonds sera financé en grande partie par le versement des opérateurs des télécommunications. Ceux-là sont tenus d’y verser 2% de leur chiffre annuel au fonds. « Nous sommes partis du principe qu’aucun opérateur n’investit dans les zones où la rentabilité est faible, voire inexistante », explique le DG de l’Agence. Le fonds finance des programmes proposés ou réalisés soit par les opérateurs soit par le gouvernement. Les subventions accordées constituent un encouragement et contribuent au développement des télécommunications au niveau national. « Nous disposons des montages financiers qui permettent de dégager des cash-flow », précise Benchaâboun. A terme, tout le territoire devrait être couvert. C’est en tout cas l’objectif que s’assignent les pouvoirs publics. « Nous estimons que la satisfaction de la totalité de la population sera rapidement atteinte pour le téléphone mobile. Pour Internet, le processus devrait être plus long », ajoute-t-il. L’introduction du service universel doit également permettre de disposer d’une cartographie complète du Maroc en matière de télécommunications.


Les zone du service universel

C’est en septembre dernier que les définitions du service universel ont été clarifiées. On considère comme faisant partie des zones du service universel quatre catégories de périmètres : des zones blanches, c’est-à-dire où les opérateurs n’ont jamais exercé, les zones rurales dans lesquelles il n’y a pas Internet, les zones à centres communautaires et celles relevant de l’INDH, explique Benchaâboun. Le service universel est défini comme un service minimum consistant en un service de télécommunications d’une qualité spécifiée, à un prix abordable.

Source : L’économiste. Le 05/01/2006 ; A. D.


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