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Jean Ferré (Sinequa) :"L’intelligence économique n’a pas pour unique but de se protéger des agressions externes"

Dominique FILIPPONE

lundi 23 janvier 2006, par anass


Les démarches d’intelligence économique et de knowledge management se recouvrent. La mise en place d’outils de veille est une étape essentielle à toute démarche d’intelligence économique.

Jean Ferré, 37 ans, est le P-DG de Sinequa. Polytechnicien, il a d’abord été consultant chez AT Kearney, puis marketing manager pour TCI en Argentine et aux Etats-Unis et PDG de l’éditeur de progiciel Arisem de 1997 à 2002. Il est à l’initiative, en 2004, du rachat de Sinequa en LMBO par l’équipe de management actuelle.

JDN Solutions. Comment caractériser une démarche d’intelligence économique ?

Jean Ferré. Une démarche d’intelligence économique implique la mise en place de différents outils permettant, entre autres, de surveiller Internet et de partager efficacement l’information entre les services et les collaborateurs, mais aussi d’extraire et analyser l’information interne à l’entreprise. Il existe un fort recouvrement entre les démarches de knowledge management et celles d’intelligence économique, qui sont toutes deux bâties sur une capacité et un besoin de recherche, d’analyse et de diffusion de l’information.

La démarche d’intelligence économique est une posture générale de l’entreprise qui ne dépend pas d’un service ou d’une entité de l’organisation. Elle doit être partagée par l’ensemble des membres et services de l’entreprise afin d’être la plus efficace possible et de rendre l’entreprise plus agile. Elle doit bien sûr être attentive à ce qui se passe à l’extérieur et être proactive, tout en veillant à ne jamais baisser sa garde, ce qui nécessite une politique adéquate de sécurisation des infrastructures et des données.

Pour quelles raisons adopter une telle démarche ?

Elle est essentielle pour au moins deux catégories d’entreprises. Celles qui ont la nécessité de préserver des processus de fabrication ou des brevets intellectuels. Et celles qui sont confrontées à une forte concurrence commerciale. L’une des raisons d’être de la mise en place d’une démarche d’intelligence économique est de faciliter la mise à disposition de l’information pertinente pour suivre l’évolution d’un marché, d’un secteur ou d’un concurrent.

L’intelligence économique n’a pas pour unique but de se protéger des menaces extérieures et des concurrents. Elle doit aussi exploiter au mieux les informations issues des bases de données internes. Aujourd’hui, une masse d’informations stratégiques est présente dans les multiples systèmes de gestion de contenu de l’entreprise sans pour autant être réellement exploitable.

Comment structurer au mieux la recherche d’informations ?

La recherche d’informations doit se faire selon deux logiques complémentaires qui sont la capacité à trouver les informations pertinentes tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du périmètre de l’entreprise.

Les outils de veille contribuent d’ailleurs à maximiser le temps de recherche de l’information et procurent à l’entreprise une occasion unique de prendre les meilleures décisions possibles au moment le plus opportun. En outre, ils permettront dans un futur proche d’exploiter des informations orales, moins formalisées que l’écrit, ce qui constituera un enjeu dépassant la simple notion de stockage des informations "à la volée". Ils contribueront ainsi à enrichir les bases de connaissances de l’entreprise et à accroître l’efficacité de la veille informationnelle.

Source : JDN Solutions. Le 23/01/2006. Dominique FILIPPONE


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