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Les nouvelles technologies au service de la recherche et de la création

Kenza Alaoui

jeudi 23 février 2006, par anass


Colloque sur l’usage des NTIC dans l’enseignement

L’Unité de recherche linguistique et didactique de la Faculté de Ben M’Sik à Casablanca, organise, les 6, 7 et 8 avril, un colloque sous le thème « Nouvelles technologies et éducation en milieux formel et informel ». Les questions majeures constituant la réflexion du thème de la rencontre porteront principalement sur trois types d’orientation : « Les NTIC en tant qu’outil de formation » qui reviendra sur tout ce qui est en rapport avec les instruments ou les méthodes mises en oeuvre dans un but pédagogique (apprentissage / acquisition). « NTIC : état actuel et perspectives dans le domaine de l’éducation » s’arrêtera sur la situation actuelle de ce secteur et sur son avenir.

Et enfin « NTIC et stratégies de vulgarisation, de rapprochement et d’accessibilité de l’outil informatique pour le plus grand nombre possible. » Ce colloque sur les NTIC se fixe pour objectif de stimuler la production scientifique dans le domaine des NTIC et de l’éducation, de favoriser l’interactivité entre les groupes de recherche nationaux et étrangers, de permettre à la communauté scientifique de présenter ses travaux de recherche, de rassembler les recherches pour les faire connaître par le biais d’une édition universitaire et par une diffusion sur le plan national ainsi que sur le plan international. Des retombées au niveau socio-économique sont également escomptées. « Les travaux de recherche relatifs à cette rencontre valoriseront l’importance de l’usage des nouvelles technologies dans le milieu pédagogique.

Sur la base des nouveaux apports scientifiques, les enseignants disposeront par là même d’une meilleure compétence leur permettant de dispenser des formations de qualité aux sujets apprenants, acteurs majeurs qui contribueront à une économie nationale performante. Et c’est dans la réussite de ces deux objectifs que résident notre satisfaction et le sens d’un effort utile », explique le professeur Aziz Stouli, coordinateur du colloque, spécialiste de Didactique et Nouvelles Technologies au sein de la faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik, docteur en didactique des langues à l’université Stendhal, Grenoble III.

En somme, l’introduction des NTIC dans le domaine de l’enseignement et de la formation est un défi de taille que les institutions pédagogiques marocaines s’efforcent de relever en vue de s’ouvrir sur d’autres espaces nationaux et internationaux. Le Maroc, qui s’est engagé sur la voie de la modernité ne peut rester à la traîne des autres pays. D’autant plus que la révolution technologique a eu pour conséquence l’éclatement des frontières géographiques et la standardisation de la culture.

Toutefois, il faut avouer qu’au Maroc, le domaine éducatif, de l’enseignement et de la formation d’une façon générale, intègrent progressivement les nouvelles technologies. De plus en plus d’institutions pédagogiques programment l’usage ou l’apprentissage des nouvelles technologies pour valoriser leur formation sur le plan national.

Mais quelles sont les conditions susceptibles d’élargir l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine pédagogique ? La réponse, nous la tenons de la bouche du professeur Aziz Stouli : « Premièrement, il est nécessaire de doter les institutions de moyens logistiques et de moyens humains aptes à former des apprenants. Il faudrait parvenir, dans l’avenir, à fournir un ordinateur à chaque apprenant.

Deuxièmement, Il faudrait démocratiser cet usage en incitant à la création d’ateliers d’informatique dans les établissements de formation. Cela rentre dans la politique de développement humain prônée par Sa Majesté le Roi. » En effet, et en application des Hautes instructions Royales dans le cadre de la volonté du gouvernement pour l’introduction et la généralisation des NTIC dans l’enseignement, ainsi que les dispositions de la Charte nationale de l’éducation et de la formation, le Premier ministre a mis en place, en septembre 2004, une équipe de travail composée de représentants du ministère chargé de l’Education nationale et ceux de l’Agence nationale de réglementation des télécommunication, afin de traduire la stratégie du ministère pour la généralisation des NTIC dans l’enseignement en un plan d’actions sur les trois années à venir.

Pour sa part, le ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, Habib El Malki, a intégré le programme national de généralisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) au sein des établissements scolaires, dans de la réforme de l’enseignement.

Dans ce sens, près de 2% des transactions de Maroc Telecom et Méditel seront dédiées à l’équipement des établissements scolaires et à la formation de plus de 230.000 enseignants et 6 millions d’élèves. En plus, une enveloppe globale d’un milliard de DH a été consacrée à ce programme qui sera lancé à partir de l’année scolaire 2007/2008.

Source : Le Matin.Le 21/02/2006. Auteur :Kenza Alaoui


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