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MIGRATIONS ET USAGES DE L’INTERNET ET DES TIC : SORTIR DU MODELE DE LA FRACTURE NUMERIQUE : L’APPORT DE LA DIASPORA.

Claire Scopsi

lundi 10 janvier 2005, par Collecte CND R.L

L’Internet est-il une chance pour l’Afrique ? Un fossé infranchissable ? ou selon le Président Wade, un serpent numérique dont l’Afrique ne pourrait épouser les sinuosités sans la nécessaire " solidarité " de l’occident. Le rattrapage technique de l’occident, semble inatteignable si on le considère d’un point de vue territorial économique et technique mais des voix africaines s’élèvent pour revendiquer une autre approche, fondée sur l’élaboration d’autres modèles de développement des TIC. L’anthropologie peut contribuer à éclairer d’une lueur nouvelle la question du développement numérique des pays du Sud en replaçant les Hommes au centre du débat et en recherchant dans la structure de leur organisation sociale les formes de l’appropriation des technologies de la communication.

Cette approche, marquée par la sociologie des usages, conduit à déduire de l’étude des pratiques et des discours nourris autour des TIC par les populations concernées, les indices d’un modèle à développer.

Elle constitue un contre-poids à l’approche qui prévaut depuis plusieurs années, présupposant qu’à l’égal de l’Occident, l’avenir économique des pays du Sud réside dans le déploiement des marchés des technologies et à considérer les différences d’équipement et de consommation comme autant de retards à combler. Selon la formule consacrée par Chambat, l’approche des usages renvoie à la " question de savoir ce que les gens font des NTIC, plutôt qu’à celle de savoir ce que les NTIC font aux gens. " (Chambat, 1994, p. 46).

Il résulte de cette analyse, que l’Afrique présente des caractéristiques susceptibles de développer des usages numériques différents de l’Occident : les usages collectifs, la constitution d’un accès numérique aux savoirs africains, l’existence d’une importante diaspora constituent autant de pistes qui méritent d’être explorées.


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