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Les nouvelles technologies au service du commerce / Internet, une révolution pour le commerce

jeudi 2 mars 2006, par anass


Le commerce en ligne n’a pas bouleversé la distribution : il représente à peine 1 % du commerce de détail. Mais Internet a bel et bien révolutionné le commerce en permettant aux distributeurs de nouer de nouvelles relations avec leurs clients.

Le e-commerce va grignoter toute la distribution. Le commerce traditionnel est mort !" Inutile de dire que ces craintes, exprimées aux belles heures de la "bulle Internet", à la fin des années 90, ont fait long feu... Le commerce en ligne a trouvé sa place : ce n’est jamais qu’un canal supplémentaire de vente à distance, qui convient tout particulièrement aux achats immatériels (les voyages, la billetterie, les logiciels...). Pour le reste, il n’a pas réussi à remplacer le commerce "en dur" : voir et toucher les produits, flâner dans un point de vente, dialoguer avec un vendeur restent des expériences irremplaçables...

"Certains commerçants éprouvent des hésitations, voire des appréhensions, à l’égard de l’informatique et d’Internet, explique le responsable "Commerce et Politique de la Ville" de la CCIP. C’est dommage car les TIC peuvent leur apporter de nombreux services. D’abord dans le domaine de la gestion : l’informatique permet de gérer très efficacement sa trésorerie, ses encaissements, sa comptabilité. Puis dans celui de la communication : créer un fichier clients, envoyer des mailings, surveiller ses concurrents, gérer ses relations avec ses fournisseurs... Ensuite, seulement, le commerçant peut être tenté de créer un site : pour se faire connaître, puis, éventuellement, pour se lancer dans la vente en ligne. Mais ce n’est jamais qu’une des fonctionnalités d’Internet. Certainement pas la plus importante !"

Entre petits fours et canapés, les nouvelles technologies occupent une place de choix dans la boutique Douceurs d’Ange, pâtissier-traiteur à Créteil. Agenda électronique, ordinateurs (fixes et portables), appareil-photo et caméra numériques, site Internet (créé il y a trois ans, il reçoit une quinzaine de visites par jour) : "Les nouvelles technologies nous permettent de gérer la société avec efficacité et de développer la relation et le suivi client, témoigne Ange Sevestre, dirigeante. Notre activité de boulangerie, pâtisserie, traiteur consiste essentiellement à créer des envies. Nous avons donc placé le client au cœur de notre système : ces nouveaux outils nous permettent de répondre facilement à toutes leurs demandes de devis ou de produits "sur mesure". Un investissement de l’ordre de 10 000 euros, auquel s’ajoute les coûts de création et de mise à jour du site Internet : "Ce n’est pas négligeable, mais le jeu en vaut la chandelle !"

Investir dans les nouvelles technologies, c’est bien. Encore faut-il garder ses bons vieux réflexes de commerçant : sur la Toile comme en ville, un magasin se distingue avant tout par son emplacement. Si vous créez un site Internet, sachez le rendre visible. C’est tout l’enjeu des techniques de référencement, qui vous permettent de vous faire repérer par les chalands. L’expérience prouve en effet que 70 % des internautes découvrent un site par le biais des moteurs de recherche (Google par exemple) ou des annuaires (tels que Yahoo). Or, quand un internaute lance une recherche, il se contente souvent d’examiner les premières pages de résultats. Il ne va jamais au-delà de la quatrième. Mais on ne se trouve pas par hasard en tête de liste : des prestataires spécialisés vous permettent (moyennant 1 000 à 2 000 euros) d’être bien référencés dans ces moteurs de recherche.

Il est aussi possible de se lancer dans le commerce en ligne ex nihilo : aux Etats-Unis, les géants que sont Amazon ou eBay ont généré des centaines de milliers d’emplois en permettant à des commerçants d’ouvrir des boutiques virtuelles sur leurs places de marché. "C’est le moyen de s’offrir une excellente vitrine", observe Frédéric Desclos, responsable des TIC à la CCIP-Délégation de Paris. La société ICTA a choisi la plate-forme Primeminister pour gérer ses opérations de déstockage de produits bruns (hi-fi et vidéo) ou blancs (électroménager). "Nous sommes très contents de notre boutique virtuelle : créée fin 2004, elle nous permet d’écouler entre 600 et 1 000 articles par mois, explique Thibaut Colin, associé. Et cela, à moindre coût : nous ne payons qu’une commission de 6 à 15 % (selon les produits) sur les ventes réalisées. C’est intéressant dans la mesure où nous n’avons aucun autre frais de gestion ou de distribution". Après son expérience du commerce virtuel, ICTA se lance dans le commerce "en dur" : une boutique de 50 m2 baptisée "e-déstockage" vient d’ouvrir à Conflans-Sainte-Honorine (78). "Cet emplacement nous servira de show-room", précise Thibaut Colin.

Pierre-Alain Baly a, quant à lui, ouvert sa première boutique virtuelle de CD, DVD, jeux vidéo et jeux de société sur eBay, PAB, il y a à peine un an. Son chiffre d’affaires mensuel tourne autour de 150 000 euros. "Entre les frais d’insertion sur le site et les commissions de vente, ma boutique me coûte 10 % du chiffre d’affaires, précise-t-il. Mais ce n’est pas une poule aux œufs d’or ! Pour que la boutique marche, il faut séduire le client avec une offre de qualité, des prix étudiés et de la réactivité. La qualité de la logistique est essentielle : le client doit recevoir ses produits en 48 heures chrono. Si l’on ajoute un bon SAV, un système de remboursement en cas de non-satisfaction et un système de sécurisation des paiements, il ne reste plus beaucoup de marge !"

La CCIP n’est pas en reste : tous ses produits (publications et annuaires) et ses services (séminaires, formations, inscriptions à des salons ou congrès) peuvent désormais être achetés via Internet, dans la "boutique en ligne" de la CCIP (www.boutique.ccip.fr). Mme Dellisse, gérante de Alma Home Service SA, en a fait l’expérience : "En accédant pour le première fois au site "boutique en ligne", je l’ai trouvé facile d’utilisation. J’ai pu découvrir la documentation de référence dont j’avais besoin et le service d’information réglementaire, inforeg, a apporté une réponse claire à mes questions".

Source :CCIP.Le Nouveau Courrier.Parution : n° 126 • Mai/Juin 2005


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