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Etude sur la Recherche & Développement en Sciences et Technologies de l’Information dans les grands pays industriels

Groupement Français de l’Industrie de l’Information (GFII)

jeudi 16 mars 2006, par anass


La présente synthèse rassemble les principales données et conclusions de l’étude "Recherche et développement en sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC) dans les grands pays industriels : analyse statistique des investissements, aspects réglementaires et fiscaux, indicateurs brevets", lancée par le CSTI en décembre 2002, sur la base d’un premier essai d’analyse comparative de l’investissement public et privé dans les pays développés dont les conclusions avaient été publiées en avril 2002. On se réfèrera au corps principal de l’étude (volume 2) et à ses annexes (volume 3) pour accéder à l’intégralité des résultats de cette étude.

Cette étude se fixait deux objectifs principaux :

1) disposer d’une estimation aussi à jour que possible des volumes et des tendances de l’investissement, tant public que privé, en R&D STIC dans 12 grands pays industrialisés (Etats- Unis, Canada, Japon, Corée, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suède, Finlande, Espagne) ;

2) évaluer l’impact des mesures de soutien indirect prenant, par exemple, la forme de crédits d’impôt recherche. Au-delà de la simple mesure de ces financements indirects cette facette de l’étude visait à rendre compte du cadre fiscal et réglementaire et de son impact sur la R&D STIC. Sur ce point, l’effort a été limité à quatre pays - Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni et Allemagne.

Un troisième axe de l’étude, l’utilisation de la statistique brevets pour cerner l’"output" de l’investissement en R&D STIC en terme d’innovation industrielle, a démontré que la statistique brevet est dans cette perspective un indicateur assez pauvre, en raison de la relation complexe, non linéaire, entre effort de R&D et innovation industrielle protégée par le brevet. Les résultats décevants de cette partie « statistique brevets » ne sont pas synthétisés ici, mais figurent dans le corps de l’étude. Comme toute étude statistique, les données et analyses présentées ici ne valent que si la méthodologie ayant présidé à l’élaboration des estimations est transparente et fiable : on se reportera à l’abrégé méthodologique accompagnant la présente synthèse, ou à la note méthodologique détaillée figurant dans l’étude elle-même, pour connaître les principales hypothèses sous-tendant les données présentées dans cette étude.

Quoi qu’il en soit de ses limites, ce rapport pose des questions qui méritent d’être approfondies. On n’en relèvera ici que quelques-unes :
- Quelles sont les conséquences à terme - conséquences économiques, géopolitiques et sociétales - de la prépondérance écrasante et croissante des Etats-Unis dans la R&D STIC ?
- L’Europe aujourd’hui distancée, alors que son potentiel humain la désigne comme une "grande puissance" virtuelle en matière de R&D STIC, peut-elle à l’échelon d’une économie continentale, intégrer ses efforts dispersés de R&D dans un projet industriel porteur, comme ont réussi à le faire des pays aussi différents que la Finlande et la Corée ?
- L’équilibre non-optimal constaté en Europe - et en France tout particulièrement - entre financements publics et financements privés est-il susceptible d’être amélioré et si oui au travers de quels leviers ?

Cette étude ne prétend pas répondre à ces questions, mais simplement les poser. Et les poser sur la base de diagnostics élaborés à partir des données qui rendent raisonnablement compte des ordres de grandeur et des tendances, dans un cadre comparatif international. Notre objectif serait atteint si cette étude stimulait le large débat qu’appellent ses conclusions, au delà des querelles de chiffres, mais en faisant des chiffres un apport essentiel à ce débat. On notera enfin que dans notre étude, les valeurs exprimées par une unité monétaire le sont en dollars PPA (à Parité de Pouvoir d’Achat). Il est en effet indispensable pour établir des comparaisons internationales de ne pas se référer à une unité en monnaie courante ($ ou €), mais de prendre en compte - au travers d’une approche en parité de pouvoir d’achat (PPA) - la force réelle d’une monnaie.

Source :CSTI.Conseil Stratégique des Technologies de l’Information.Juin2004.Auteur :Groupement Français de l’Industrie de l’Information (GFII)

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