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Google passe sa recherche à l’ère du web 2.0

mercredi 17 mai 2006, par anass


Google lance « Co-Op », un service qui laisse les internautes annoter des sites Internet. Le moteur se positionne sur la recherche participative, aux côtés de Yahoo. Et ne voit pas les limites de son activité.

Google en appelle aux internautes. Cédant à la mode de la recherche participative, l’américain a dévoilé mardi « Co-Op », un service qui laisse les experts de tout bord enrichir son moteur de recherche pour en améliorer la qualité. Depuis mercredi, des organisations, des entreprises ou des particuliers peuvent signaler les sites Internet qu’ils jugent pertinents en leur associant des annotations. Aux internautes, ensuite, de venir dans la nouvelle section « Co-Op » s’abonner aux bases d’annotations compilées par ces différents groupes, organisées pour l’instant selon cinq thèmes (style de vie, santé, informations utiles, informations générales et voyages). Dès lors, si un mot-clé recherché dans Google correspond à un des champs couverts par ces groupes, les sites qu’ils auront suggérés s’afficheront en tête de recherche, dans un champ « One Box ».

Pour l’heure, la suggestion de sites dans « Co-Op » est principalement le fait d’organisations et d’entreprises auxquelles Google a demandé de participer. La mise en ligne des bases d’annotations, qui passe par l’envoi d’un fichier XML, dépasse en effet largement les compétences techniques de nombre d’internautes. Plus tard, Google devrait simplifier la procédure pour permettre au plus grand nombre d’annoter un site. Le moteur entrera alors en concurrence avec ces services du web 2.0, fondés sur la participation la plus large des internautes qui épaule ou remplace les traditionnels algorithmes. Yahoo s’est déjà engouffré dans cette brèche. Son outil Mon Web, dont la deuxième version est sortie en France la semaine dernière, permet de sauvegarder, d’annoter et de partager des résultats de recherche. Créé en 2005, et centré sur le « social bookmarking », le français Yoono propose les mêmes services.

Google n’en est qu’aux débuts de son évolution. Dès la semaine prochaine, le moteur proposera un autre service, « Notebook », pour laisser une note sur les pages visitées et dignes d’intérêt. Les internautes pourront alors choisir de garder ces informations en privé ou de les partager, par exemple à leur carnet d’adresse Gmail. A terme, c’est l’unification de tous ces services épars qui se dessine autour d’un seul et même compte. L’intégration du calendrier ou du chat, active depuis jeudi en France, a déjà ouvert la voie. Avec « Co-Op », chaque membre est associé à un profil public où sont indiqués le nombre de ses liens proposés, de ses abonnés, ainsi qu’une description et une photo, pour favoriser l’émergence d’une communauté active d’utilisateurs.

Outre ces deux nouveaux services sociaux, Google a également lancé mercredi Google Trends, qui permet de consulter et de comparer les volumes et origines des recherches sur un mot-clé, ainsi que Google Desktop 4, dernière mouture de son outil de recherche sur le disque dur accompagnée de nouveaux « widgets » placés directement sur le bureau. Malgré toutes ces diversifications, Eric Schmidt, patron de Google a tenu a réaffirmer que la recherche, à laquelle ses ingénieurs consacrent 70% de leur temps, était toujours le cœur de l’activité du groupe. Et que le meilleur restait à venir. « Plus nous pourrons apporter de choses en ligne, plus nous pourrons faire en sorte que les recherches soient détaillées et précises », a-t-il expliqué, estimant ne pas savoir quelles en seront les limites. « Je suis sûr qu’il y a des limites mais nous ne les voyons pas aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Source :Lexpansion. Le 11/05/2006.


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