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La communication au coeur de la gouvernance globale.Enjeux et perspectives de la société civile au Sommet mondial sur la société de l’information

Marc Raboy et Normand Landry.

jeudi 18 mai 2006, par anass


Ce document fait état d’un phénomène tout à fait nouveau en politique internationale : la participation active des acteurs non gouvernementaux dans l’élaboration des politiques publiques à l’échelle supranationale. Depuis le Sommet de la terre de Rio en 1992, les rencontres internationales et multilatérales du haut niveau, portant sur une variété de thématiques, se multiplient. Mais « la société civile » - terme englobant d’une vaste nébuleuse de regroupements et d’associations hétéroclites et plus ou moins organisés - n’a jamais été aussi présente dans une telle rencontre qu’à Genève en décembre 2003, lors de la première phase du Sommet mondial sur la société de l’information.

Le document rend compte alors d’une rencontre de deux mondes. La diplomatie internationale, incarnation des États représentés à l’Organisation des nations unies, n’est plus à ses premières heures. La société civile non plus. Des milliers d’ONG ont depuis plusieurs années un statut d’observateur auprès de l’ONU et certaines de ses agences affiliées. Depuis Seattle, d’autres acteurs de tous horizons ont fait connaître leur intérêt pour la chose publique internationale, faisant grands bruits aux récentes rencontres de Washington, Londres, Prague, et Québec.

Le SMSI marque toutefois une profonde césure avec ces événements par le rôle qu’y a joué la société civile. Intégrés au processus officiel, les acteurs non gouvernementaux ont clairement affirmé leur détermination à être présents au coeur des délibérations et à être considérés comme des partenaires à part entière. Le SMSI dresse ainsi le passage de la ferme contestation externe d’un processus décisionnel supranational à une intégration interne et formelle de la société civile en son sein. Celle-ci n’a pas manqué, tout en maintenant des positions de principe fermes sur les questions de fond la préoccupant, d’en critiquer largement le déroulement et les résultats.

Source :lrpc.2004. Auteurs :Marc Raboy et Normand Landry.

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