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Les TIC en Egypte

UIT

jeudi 25 mai 2006, par anass


La révolution mondiale du savoir impose des exigences toujours plus grandes aux pays en développement. L’Egypte s’emploie à fonder une société de l’information qui soit solide et durable pour l’avenir. Elle est résolue à réduire la fracture numérique et à tenir fermement son rang parmi ses pairs sur la scène internationale. Le projet national dans ce domaine est orchestré par le Ministère des communications et de la technologie de l’information spécialement créé pour faciliter la transition du pays vers la société mondiale de l’information. Dans le cadre du projet de l’Egypte pour la société de l’information (PESI), le Ministère réalise le double objectif qui est le sien : instaurer non seulement une société de l’information dans le pays, mais aussi une industrie des TIC dynamique de façon à stimuler la croissance des exportations. Le Gouvernement égyptien est en effet déterminé à mettre les avantages de cette nouvelle ère de l’information à la portée de tous les particuliers et de toutes les entreprises, autrement dit à la portée de la société dans son ensemble.

Le principe même du projet repose sur la conviction que les TIC ont la capacité de fournir un appui au pays et de l’aider à résoudre des problèmes socio-économiques. Afin d’améliorer la préparation technologique de l’Egypte, le projet comporte des cyberstratégies formulées à l’échelle du pays : elles visent à établir un plan national en matière de TIC qui soit réaliste et qui privilégie avant tout les efforts conjoints du secteur public et du secteur privé dans le cadre de partenariats ainsi que le rôle de la société civile en vue d’une réussite à long terme.

Le projet s’articule autour des sept composantes fondamentales ci-après qui reflètent toutes l’efficacité de la technologie en tant que vecteur du changement : cyberpréparation, cybergouvernement, cyberapprentissage, cybercommerce, cybersanté, cyberculture et promotion des investissements dans le secteur. Dans chacun de ces domaines, le Ministère a lancé des programmes spécifiquement égyptiens afin de trouver des solutions originales à des problèmes classiques. Le succès remporté par les pouvoirs publics dans la promotion des TIC en Egypte et le cadre établi en prévision de l’avenir servent déjà de modèle à d’autres pays émergents.

Modèles uniques en leur genre

Destiné à encourager les particuliers à se connecter au web, le modèle d’abonnement gratuit à l’Internet est spécifiquement égyptien : il est fondé sur un système de partage des recettes entre l’opérateur national, les principaux fournisseurs de services Internet nationaux et les fournisseurs de contenu classiques. La connexion à l’Internet est ainsi offerte au prix d’une communication locale. En supprimant les contraintes liées au paiement mensuel de l’abonnement, cette évolution a entraîné une augmentation spectaculaire du nombre d’utilisateurs en ligne qui dépassent désormais les 3 millions avec 856 000 ménages abonnés à ce service. Outre qu’il contribue à l’avènement d’une société de l’information dynamique, ce modèle prouve aussi l’élasticité du marché égyptien et permet de favoriser la création d’un contenu en langue arabe au niveau local.

Dans le même ordre d’idées, le programme un PC pour chaque ménage, lancé par le Ministère et mis en oeuvre par Telecom Egypt en association avec 18 fabricants d’ordinateurs du secteur privé, constitue un modèle de partenariat entre secteur privé et secteur public. Cette formule offre la possibilité d’acquérir à tempérament, pour un prix abordable, un ordinateur familial connectable à l’Internet, sans avoir à fournir une mise de fonds initiale ou d’autres types de garantie ; la seule condition étant de disposer d’une ligne téléphonique fixe. Depuis son lancement à la fin de 2002, ce programme a démontré la croissance des industries locales de l’assemblage informatique et de la conception logicielle. A ce jour, plus de 65 000 ordinateurs personnels ont été acquis selon ces modalités.

Le Ministère des communications et de la technologie de l’information a créé plus de 640 clubs TIC dans des régions isolées et fortement peuplées d’Egypte, en vue de familiariser la population avec l’outil informatique et de faire connaître les technologies de l’information indépendamment de toute considération liée aux compétences, au sexe ou au niveau économique. En collaboration avec des ONG et des organisations locales, ces clubs offrent un accès bon marché aux ordinateurs, à l’Internet, à la formation aux TIC ainsi qu’à leurs bibliothèques de logiciels. Par son engagement sans faille envers les clubs TIC, le Ministère fait de ces technologies une réalité à part entière des communautés locales et relie la classe moyenne égyptienne à la société mondiale de l’information, donnant ainsi aux individus la possibilité de relever les défis du marché planétaire. Pour atteindre leur objectif, les clubs ont collaboré récemment avec d’autres entités, telles que le PNUD, le programme "Unlimited Potential" de Microsoft ainsi que l’agence coréenne chargée de la promotion du numérique et de ses possibilités.

On notera les évolutions ci-après, survenues en Egypte depuis la création du Ministère en 1999 : le nombre de lignes téléphoniques fixes a atteint 11,5 millions, soit un taux de pénétration de 13% et celui des abonnés à la téléphonie mobile a franchi la barre des six millions, soit un taux de pénétration de 8.5%, et plus de trois millions d’Egyptiens utilisent l’Internet.

Susciter l’innovation

Résolue à promouvoir l’investissement dans le secteur des TIC, l’Egypte a défini une série de mesures d’incitation à l’innovation dans le but de créer l’un des marchés les plus compétitifs de la région. L’Office général égyptien de l’investissement et des zones franches est un service centralisé à l’intention des investisseurs, Egyptiens ou étrangers, qui regroupe tous les organes administratifs compétents, de façon à faire de l’investissement une démarche simple et facile. En outre, de nouvelles législations propres à renforcer le secteur des TIC ont été élaborées ; il s’agit notamment de lois sur les droits de propriété intellectuelle, sur les télécommunications (mises en oeuvre par un organisme indépendant de régulation des télécommunications) et sur les signatures électroniques. Parallèlement à ces textes, des dispositions législatives visent à aligner sur les critères internationaux les procédures en matière d’opérations bancaires, de travail et d’investissement.

Innover avec des partenariats entre le public et le privé L’Egypte s’emploie à nouer des partenariats avec des investisseurs internationaux pour développer son secteur des TIC. L’opérateur national des télécommunications, Telecom Egypt, a d’ores et déjà remporté un succès notable dans la mise en oeuvre d’un programme ambitieux de modernisation de l’infrastructure en établissant des partenariats avec des multinationales. Le marché de la téléphonie (aussi bien fixe que mobile) et celui, en forte expansion, de l’accès à l’Internet présentent des débouchés croissants pour les investisseurs.

Autre vaste programme de développement, le projet de cybergouvernement du Ministère a pour objet de permettre l’interaction intelligente de l’administration publique, des usagers et des investisseurs. S’il vise avant tout à faciliter les démarches administratives des Egyptiens, ce projet est également destiné à rendre possible les transferts de technologie entre des entreprises égyptiennes et des entreprises étrangères en les incitant à établir des projets de partenariats. Récemment, le Premier Ministre de l’Egypte et le Président de Microsoft ont lancé la passerelle nationale de cybergouvernement, nouveau système privilégiant l’usager qui vise à améliorer les services offerts aux administrés et à créer un environnement propice aux investisseurs et au monde de l’entreprise. A l’heure actuelle, plus de 15 services complets sont disponibles en ligne et englobent désormais des prestations aussi diverses que la demande d’un extrait de naissance, la vérification de contraventions routières, ou encore des démarches auprès de services fiscaux et douaniers. En outre, des informations relatives à plus de 700 services assurés par les différents ministères peuvent être consultées sur le portail consacré à l’administration publique égyptienne (www.egypt.gov.eg).

Un savoir-faire reconnu

Une part importante du budget national est affectée à l’enseignement et l’Etat encourage l’apprentissage des nouvelles technologies quel que soit l’âge des élèves. Par conséquent, les établissements scolaires ou universitaires égyptiens forment des diplômés hautement qualifiés en science et en ingénierie informatiques. Ceux-ci ont déjà fait leurs preuves aux niveaux régional et international, ce qui leur vaut d’être très recherchés par des sociétés du monde entier.

De plus, l’Egypte investit dans la formation continue des spécialistes des TIC, notamment dans le cadre du Centre de compétences en génie logiciel qui apporte un appui au secteur en élevant le niveau des normes et en améliorant les pratiques dans ce domaine. Ce Centre offre des services de conseils à des entreprises qui conçoivent des logiciels à l’étranger. Il a déjà travaillé avec plus de 120 entreprises spécialisées dans l’informatique.

Le Village intelligent, une réussite

L’ouverture récente du Pyramids Smart Village, parc technologique de 120 hectares consacré à l’expansion du secteur des TIC, a permis la mise en place d’une infrastructure ultraperfectionnée à la périphérie du Caire. Ce Village intelligent, qui appartient à un groupe privé, a déjà attiré des entreprises internationales de premier plan comme Alcatel, Microsoft et Vodafone, ainsi que certains services de la Bourse du Caire et d’Alexandrie. Xceed, centre de relation avec la clientèle de Telecom Egypt, y est également installé avec une capacité de 2 000 agents. Au fur et à mesure qu’il va se développer, le Village intelligent devrait créer plus de 30 000 emplois dans les domaines technologiques.

Données complémentaires

Les entreprises travaillant dans le secteur des TIC sont désormais au nombre de 1 152 et emploient 33 413 personnes.

A l’heure actuelle, le marché compte 2 opérateurs mobiles, 7 réseaux publics pour données, 4 fournisseurs d’infrastructures Internet, 165 fournisseurs de services Internet, 6 entreprises proposant des services à valeur ajoutée et des services vocaux, 3 entreprises d’exploitation de publiphones, 2 sociétés fournissant des microstations et 2 entreprises offrant des systèmes GMPCS.

Pour de plus amples informations sur l’industrie des TIC, consulter le site citegypt.com et pour de plus amples informations sur le Ministère égyptien des TIC, consulter le site mcit.gov.eg.

Source : UIT Telecom. 2004.Auteur :UIT


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