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Intelligence économique

dimanche 9 avril 2006, par anass


Introduction

La mondialisation croissante des marchés, l’état de saturation concurrentielle et l’accélération des processus d’innovation et du cycle de vie des produits ont profondément affecté l’environnement des entreprises et en particulier des PMI. Les dirigeants mesurent actuellement combien ces évolutions sont sources de menaces et d’opportunités. Il faut pouvoir prendre les bonnes décisions au bon moment, ce qui suppose de connaître les évolutions techniques, concurrentielles, réglementaires et économiques affectant produits et marchés. Il faut innover, c’est-à-dire, ne pas réinventer ce qui se fait ailleurs, mais acquérir les idées nouvelles. Il faut aussi savoir garder et protéger ses informations. Cette démarche a été appelée "intelligence économique "

Avertissement

Une telle démarche n’est pas nouvelle pour les chefs d’entreprise. Par contre, elle s’appuie sur une méthode de travail structurée pour mettre en place un " système d’organisation " et de nouveaux outils de gestion de l’information.

 L’information, une matière première à gérer

La maîtrise de l’information, c’est mettre à disposition de la bonne personne, la bonne information, au bon moment et sous la bonne forme. Pour atteindre une telle performance, il faut considérer l’information comme une réelle matière première et la gérer avec autant de rigueur que toute autre ressource : définition des besoins, politique de sélection des fournisseurs d’information, et maîtrise de tous les processus d’exploitation des données.

 L’organisation

L’intelligence économique est avant tout un état d’esprit partagé le plus largement possible dans l’entreprise. L’organisation retenue favorisera la participation du plus grand nombre, mais en prenant soin de bien définir les responsabilités de chacun. Un coordinateur ou animateur remplira les fonctions de chef de projet Intelligence Economique.

 La boîte à outils

Selon la nature des besoins prioritaires en information de l’entreprise, sa culture, son organisation et sa stratégie, le dispositif d’intelligence économique mettra davantage l’accent sur l’exploitation de telle ou telle catégorie de source d’informations, outils de gestion des données, systèmes de traitement, diffusion et mémorisation. Pour chacun de ces volets du cycle de l’information, une boîte à outils est disponible.

>Sources

revues, salons, contacts, Internet, bases de données documentaires, brevets...

>Gestion

système de lecteurs pilotes, méthodologie de préparation de visites de salons, réseaux, logiciels de veille automatisée...

>Traitement

note d’étonnement, réunion de débriefing, fiche de suivi, tableau de bord, traitement statistique, système d’évaluation de la valeur des informations, logiciels d’analyse textuelle...

>Diffusion

supports papier, intranet, listes de diffusion, définition de circuits...

>Mémorisation

dossiers, bases de données, intranet...

L’efficacité du dispositif

L’objectif du système d’intelligence économique est bien de générer des informations utiles pour conforter les décisions des dirigeants. Pour éviter toute dérive, des indicateurs seront mis en place. Ils visent à mesurer l’efficience du dispositif par rapport aux objectifs initialement fixés.

La sécurisation du système

Des mesures sont à prendre, répondant aux deux objectifs suivants :

 ne pas être victime d’actions de veille conduites par la concurrence,

 ne pas rendre le dispositif d’intelligence économique visible et compréhensible par des tiers.

Huit clés de succès de la démarche d’intelligence économique

>Animation

nommer un chef de projet, connu et reconnu, ayant les compétences requises pour assurer une réelle animation

>Différentiation

ne pas transmettre la même information à tous, sous la même forme, mais définir des groupes de "clients" et retenir des formats adaptés à chaque public

>Diffusion

privilégier systématiquement les outils ou procédures qui favoriseront la diffusion plutôt que le stockage d’informations

>Modestie

au démarrage, viser petit (en nombre de personnes impliquées et nombre d’outils ou procédures), et élargir progressivement la démarche, dès que de premiers résultats tangibles sont obtenus

>Qualité

en tous points, privilégier la qualité à la quantité

>Réciprocité

avoir un dispositif qui permette de donner de l’information à ceux qui en collectent

>Répartition

les différentes tâches sont clairement réparties ; la Veille, c’est l’affaire de tous

>Satisfaction

s’assurer régulièrement que chacun est satisfait de l’information qu’il reçoit et périodiquement auditer le dispositif pour le faire évoluer

Source :bourgogne.arist


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